Communiqué : Suite à ma mise en cause pour «compromission avec l’industrie pharmaceutique» par le syndicat national des jeunes médecins généralistes

Paris, le 9 avril 2013

 Le SNJMG dans son communiqué du 9 avril 2013 (PDF) estime que « consciemment ou inconsciemment j’ai cautionné une stratégie de l’industrie pharmaceutique qui consiste à se rendre indispensable auprès des professionnels de Santé mais aussi maintenant auprès des patients et de leurs proches. »

Lorsque le concept de « proximologie » a été développé, certes initié par le laboratoire NOVARTIS, c’est cette approche inédite de la personne malade qu’il paraissait important de soutenir tant elle s’est imposée dans sa pertinence dans la dynamique des années sida. Les intervenants et associations qui ont participé aux réunions professionnelles organisées par cette firme n’ont, à aucun moment, contribué à la promotion de l’industriel, ce qui du reste ne relevait souvent en rien de leur champ de compétence. Je n’ai jamais cautionné quelque industriel ou instance que ce soit, mais choisi d’assurer mes fonctions dans la cité au service de la personne malade et des valeurs du soin. Intervenant dans le champ de la santé il me semblerait discutable de me situer en dehors des concertations et des initiatives qui favorisent des avancées nécessaires : j’ai maintenu une neutralité absolue en demeurant dans mon champ de compétence. J’observe également que mes activités se font dans la plus grande transparence et que chacun est en mesure de contrôler leur intégrité.

En acceptant d’être membre du « Comité des sages », j’ai remis une Déclaration publique d’intérêts.

Président d’associations de malades comme d’ARCAT-SIDA (1995-1998) ou de l’ARSLA (2008-2012) je constate que nos quelques relations avec les industriels de la pharmacie se sont faites également dans la transparence et avec pour exclusive préoccupation l’intérêt direct de la personne malade.

Le SNJMG affirme que je fais partie « des membres de ce Comité  (qui) se sont compromis avec l’industrie pharmaceutique en cautionnant et en favorisant son influence (déjà trop grande) sur le monde la Santé ». Si soutenir des initiatives pertinentes dont on constate les acquis et les bienfaits aujourd’hui dans la qualité du suivi des personnes dans le parcours de leur maladie c’est se compromettre, j’assume pour ce qui me concerne ce que certains dénoncent comme une compromission.  Si contribuer aux réflexions et aux avancées nécessaires avec pour constant souci le bien commun c’est désormais prendre le risque de mises en causes publiques qui entament une réputation, j’assume ce  risque par fidélité à des engagements situés au cœur de ma vie professionnelle et de mon implication personnelle.