Faut-il autoriser l’euthanasie ? (Pour les nuls) par Emmanuel Hirsch – PARUTION EN OCTOBRE

Les clés pour comprendre au débat sur l’euthanasie !

Qu’est-ce que bien mourir ?
Que signifie avoir à décider du moment de sa mort ?
Quelle est la différence entre soins palliatifs et euthanasie ?
Quelle est la situation ailleurs en Europe ?

Autant de questions délicates qui ponctuent le débat sur l’euthanasie depuis plusieurs années, et auxquelles Emmanuel Hirsch répond d’une manière simple, pédagogique et impartiale, en présentant la diversité des points de vue.

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Emmanuel Hirsch est professeur d’éthique médicale à la Faculté de médecine de l’Université Paris-Sud-Paris-Saclay, président du Conseil pour l’éthique de la recherche et l’intégrité scientifique de l’Université Paris-Saclay.

Olivier Duhamel, professeur émérite, est président de la FNSP (Sciences Pol, directeur de la revue Pouvoirs et politologue intervenant sur Europe 1 et LCI.

 

NOUVEAU : La lutte, la révolte et l’espérance

Emmanuel Hirsch a décidé de plonger dans ses souvenirs et ses carnets, pour évoquer quelques personnes qui se sont confiées à lui au cours de leur cheminement jusqu’au bout de la vie.
Face à la maladie et aux réalités du handicap, la lutte, la révolte et l’espérance affirment nos valeurs de dignité. Dans la lucidité extrême de la fin de vie, la conversation est amicale, sans artifice, profonde, incroyable, nécessaire.
L’auteur témoigne ainsi d’instants enfouis, de rencontres évanescentes, de conversations désormais muettes-les murmures d’une éthique qui tiendrait devant la mort. Il partage avec le lecteur des moments arrachés à la résignation et à l’oubli, sans que rien ne les relie les uns aux autres, si ce n’est l’intensité et la gravité des circonstances, la rareté et la subtilité d’une pensée qui vient du coeur, cette quête du sens aux limites ce ce qu’est l’existence.
Un livre précieux comme un trésor, et qui révèle combien les absents sont présents. Pour toujours.
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NOUVEAU : Les nouveaux territoires de la bioéthique (Parution septembre 2018)

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De l’intelligence artificielle à la génomique, en passant pas les neurosciences, la médecine personnalisée, les nanotechnologies, la robotique, au même titre que les enjeux éthiques et sociétaux, ce tome IV du Traité de bioéthique propose une présentation complète et argumentée de la bioéthique aujourd’hui. Il constitue une contribution à la révision de la loi relative à la bioéthique.

Bénéficiant de l’expertise de près de 50 contributeurs des champs des sciences et des humanités, il présente un état des lieux complet, accessible à tous publics, des enjeux actuels de la bioéthique. Il complète le corpus d’analyses et de réflexions constitué depuis le tome I paru en 2010 à l’occasion de la précédente révision de la loi.

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Le soin, une valeur de la République, par Emmanuel Hirsch – Parution, mai 2016

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Vient de paraître aux éditions Les belles Lettres : Le Soin, une valeur de la République, Emmanuel Hirsch.

Ce texte témoigne d’un engagement dans le contexte politique présent et pose, au cœur de notre démocratie, les valeurs indispensables du soin et de l’accompagnement. La « refondation de notre République » doit en reconnaître la signification, les enjeux et l’urgence.

J’ai rédigé la conclusion de ce livre un an après les attentats de janvier 2015, à proximité d’un des lieux parisiens qui venaient d’être frappés par les terroristes – les restaurants Le Petit Cambodge et Le Carillon– situé au bout de la rue Bichat qui longe l’hôpital Saint-Louis. Là où est installé l’Espace de réflexion éthique d’Île-de-France. Je saisis le caractère dérisoire, voire inconséquent et inconsistant, de ce que pourrait être une réflexion portant sur les valeurs démocratiques au regard de cette tragédie humaine. Mais je comprends également qu’il est comme un devoir de contribuer à cette mobilisation nécessaire – chacun à sa place et en fonction de ce qu’il peut –, faute de quoi les prudences excessives ou les renoncements au nom de prétextes irrecevables signifieraient que nous consentons à la barbarie. C’est l’enseignement que je tire de ce qui m’a été transmis dans mon histoire familiale, du message si précieux dont nous sommes personnellement comptables, confié par les personnes qui ont su trouver le sens et le courage d’une résistance face à l’innommable. Mais cette compréhension de la responsabilité assumée et partagée tient pour beaucoup à cette aventure humaine que je poursuis depuis des années auprès de ceux qui défendent et soignent l’autre. Ils témoignent, au nom de la cité, d’un inconditionnel souci de son existence et, au-delà, d’un indéfectible attachement aux valeurs qui inspirent et obligent notre idée de la démocratie.

Certains parmi nous demeurent ainsi présents et disponibles dans l’hospitalité, cette expression d’une bienveillance qui jamais ne renonce à l’affirmation et à la défense des principes d’humanité. Je ne connais pas le langage qui exprime en vérité l’hommage qu’il conviendrait de leur rendre. Au nom de ceux qu’ils soutiennent avec compétence, en situation de crise ou après, lorsqu’il convient d’accompagner, de leurs mots fragiles et de leurs gestes parfois incertains, par cette présence invulnérable aux tentations d’abandon ou de renoncement, ils portent, dans l’exigence d’actes dignes et courageux, assumés comme leur devoir personnel, le témoignage d’une humanité qui permet de croire en l’humain, y compris face à l’inhumanité.

Aux avant-postes d’un engagement parfois à mains nues, dans la proximité d’une rencontre qui expose à la vulnérabilité et à la misère de l’autre, ces vigiles de notre démocratie préservent ce lien à la vie qui menace de rompre lorsque la barbarie, sous quelque forme qu’elle se manifeste, risque d’anéantir notre exigence de dignité. Ils demeurent présents à une attente dont ils savent qu’elle excède ce qu’ils peuvent, mais ne peuvent pas déserter alors que tant d’autres ont abdiqué, ne serait-ce que pour éviter une confrontation qu’ils refusent ou bien dont ils renoncent à reconnaître le sens des valeurs et des engagements qu’elle nous impose.


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